Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 22:05

   

   3.2 Une hiérarchie non fondée du travail


     En fait, les personnes souhaitant aller en S mais ne le pouvant pas « descendent » en ES. Et les personnes souhaitant aller en ES mais ne le pouvant pas « descendent » en L, etc. On se trouve en face d’une hiérarchie apparente: STx < L < ES < S. Sur quoi se base cette hiérarchie ? Le travail peut être.

Je ne sais pas si c’est la réalité mais je suis certaine que toutes les filières générales demandent la même quantité de travail mais de différentes manières. Je parlerai surtout des filières S et L.

 


    

  •      Les S font beaucoup d’exercices, ont un emploi du temps surchargé, doivent apprendre beaucoup de cours par cœur et ont beaucoup de devoirs à faire chez eux du jour au lendemain. Pour pouvoir se confronter à tous les exercices selon leur énoncé, les S peuvent s’entrainer en faisant des exercices encore et encore pour que la bonne méthode rentre. On peut dire que c’est une réflexion technique. Il y a 5 matières qui ont des coefficients au-dessus de 5 dont 3 à gros coefficients. D’une certaine manière, c’est un bac qui est très difficile à travailler puisqu’il faut être sur 5 matières à la fois et toutes les réussir au bac. En revanche, c’est un bac qui est "facile" à avoir puisqu’il ne demande que des calculs déterminés, de l’ordre. Il n’y a qu’un seul résultat nécessaire par calcul donc le 20/20 est plus accessible que la filière L. Ce qui explique la réussite au bac de la filière S de 80.7%, la plus haute parmi les filières générales. (2009.)

 

  •     Pour les L, on dit souvent que « c’est une classe de cossards » (dans le bon langage : classe de fainéants ou feignants) parce qu’elle a trois heures de permanence. Les L ont donc un emploi du temps un peu plus fluide et « tranquille » (malgré les 8-9 heures de philosophie par semaine). Ils n’ont pas de devoirs conséquents du jour au lendemain, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’en n’ont pas. Ils en ont mais cela se résume à des rédactions, expressions écrites, des dissertations et des dossiers à faire dans les spécialités. Ceux-ci sont espacés de 2 jours à 1 mois selon les sujets. Ce n’est pas le même travail que ceux des S qui est répétitif: le travail des L se fait sur long terme et demande beaucoup de réflexion personnelle et de lecture à droite et à gauche pour trouver des arguments d’auteurs. Nous donner autant de temps ne rend pas les professeurs plus indulgents, au contraire. En un mois vous avez le temps de trouver des arguments en béton, une problématique qui n’est pas hors sujet (et ça, ce n’est pas facile !) et travailler la forme de votre dissertation. La forme joue un rôle majeur dans la filière Littéraire, c'est-à-dire l’enchainement des idées, l’introduction, la conclusion qui sont pourtant travaillés depuis la quatrième. Pour les S on demande des résultats (Le résultat est BON, c’est tout.) et un raisonnement correct, pour les L on demande un travail dans le détail. C’est pourquoi il est difficile d’avoir une note au-dessus de 15 même si la copie est déjà bonne, surtout en philosophie. (L’argumentation n’est PAS MAL, mais tu peux MIEUX faire.) Il n’y a seulement que deux matières avec des coefficients majeurs : Philosophie avec coefficient 7 et la spécialité qui peut arriver à 7 également. Le Bac L est donc simple à travailler puisqu’il n’y a que deux matières à préparer. Mais c’est un bac difficile à avoir à cause de la diversité des sujets en philosophie et l’exigence des correcteurs selon les matières, d’où le 74.3% de réussite au bac L (la plus basse des filières générales contre 76.7% pour les ES. 2009.

 

 


 

  En résumé, les filières générales (d’après les coefficients, la ES n’est pas facile non plus…) ont à peu près la même charge de travail mais pas de la même sorte.

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Marieke Tievst
commenter cet article

commentaires